Infirmière de guerre

Réveil sexuel

Je travaillais, il y a encore un an comme infirmière de guerre. Je ne préciserai pas le pays et encore moins le lieu car il me faudrait rédiger un roman pour tout vous expliquer… Ce que je peux dire, c’est que j’étais une des dernières femmes encore sur place dans cet hôpital. Ici, depuis que les affrontements avaient commencé à se rapprocher chaque jour un peu plus, nous faisions l’impossible pour soigner les blessés parfois très lourdement estropiés par des éclats de missiles. La veille de l’incident, j’avais dû accoucher une très jeune femme, elle devait avoir 16 ans à peine et cela au milieu de l’horreur des blessés… Et puis, ce fût comme si le temps s’arrêtait. Des bruits d’explosion, des cris, des soldats agités, des médecins et des infirmiers se jetant au sol. Puis tout s’est figé dans mon esprit. Je ne percevais plus qu’une chose, j’avais très mal au crâne. Au-dessus de ma tête se tenait un rebelle qui m’observait d’un air indifférent. Une immense terreur s’était emparée de moi. Je ne bougeais plus mais je sentais ses mains me serrer la gorge. Quelques secondes comme une éternité s’écoulèrent. Puis, soudain, il tomba. Je revins alors précipitamment à la réalité. J’entendis comme une explosion qui me secoua. Ma tête heurta durement le sol. Je ne perdis pas conscience mais j’étais incapable de bouger, de parler et encore moins de me relever. Puis mes forces m’abandonnèrent. Un froid glacial m’a envahit. La mort semblait désirer me prendre. Mais je ne voulais pas la laisser faire. Je vis alors accourir des gens vers moi. J’essayais d’aspirer de l’air de toutes mes forces mais il me semblait que tout était perdu. Je suis restée un mois dans le coma. Je le voyais en rêve. Il était beau dans sa blouse blanche. Il se penchait vers moi et me soignait de ses larges mains. Mais c’était bien réel. On m’avait transporté en France. Il avait insisté pour s’occuper de moi. Je n’avais aucune lésion apparente, je refusais juste de me réveiller. J’avais vaincu le coma, j’avais vaincu la mort. Le sexe, c’est la vie, j’ai décidé alors d’en profiter. J’étais revenue chez moi, en France et j’avais bien l’intention d’en profiter. Cet marqua mon réveil sexuel. Et j’avoue, j’ai eu encore une fois beaucoup de chance… Le beau médecin, celui m’avait soigné à l’hôpital vint le soir prendre de mes nouvelles comme je l’y avais autorisé.

« Elle se fait sucer la friandise, il se fait gauler la mignardise »

Quelques paroles de circonstance puis pour lui prouver que j’allais bien, je l’embrasse à pleine bouche. Fort heureusement et comme je me l’imaginais, il a accepté mon baiser, surpris certes mais très heureux. Fougueusement, je l’ai déshabillé. Quel beau corps ! A trente ans passé, il était musclé, preuve que même un docteur pouvait trouver le temps de s’entretenir. J’étais vraiment tombée sur le bon numéro. Je saisi l’objet de convoitise et le masturbe. Il était de taille normal mais fort joli à regarder. Il fit glisser sa robe, ôta mon soutien-gorge et mon string. Il prit lentement possession de ma peau, de mes courbes. Il commença à me caresser, à chercher mes zones érogènes, à découvrir mes zones préférentielles. Sa langue se mit à courir sur mes chairs. Il me savourait, me dégustait. J’aimais sa bouche frémissante quand elle s’attardait sur mes tétons offerts.  Il me serra dans ses bras et  suggéra un soixante-neuf, pour préliminaire…  J’écoutais son souffle court et me nourrissait de son incommensurable tendresse. Je succombais à ses baisers. Mes jambes se tendaient, se relâchaient, s’écartaient, se refermaient.

Il adorait mes petites lèvres proéminentes qui faisaient comme deux feuilles entre les grandes lèvres gonflées de désir. Mon clitoris décapuchonné rouge carmin gonflé de sang et tendu n’attendait que sa langue chaude. Il s’est mis à caresser le long des grandes lèvres tout en donnant de temps à autre de petites léchouilles sur mon clitoris. J’étais  humide, chaude, consentante, et cette jouissance montante se mélangeait à ses soupirs et à ses gémissements quand je le tétais. En douceur, de mes mains, j’ai pris possession de sa verge, de ses testicules. Ma langue se faisait mutine, exploratrice, voluptueuse, audacieuse. J’investiguais, j’annexais, je goutais, je dévorais, j’engloutissais, je faisais marcher « l’ascenseur » de haut en bas et de bas en haut. Il frémissait, il frétillait, il ne voulais surtout ne pas jouir trop vite. Alors, il a introduit son engin dans ma grotte d’amour. Il a donné le rythme à cette invasion longuement, d’abord lentement, puis ses assauts se firent de plus en plus vigoureux. Nous gémissions de plus en plus fort. Mon souffle devenait incontrôlable. Mon corps se tordait, ma peau se couvrait de sueur. Nous avons longuement fait l’amour. Un immense râle grave s’est fait entendre. C’est alors que j’ai crié ma jouissance de femelle repu.

Voilà presqu’un an que régulièrement son sceptre impatient vient m’empaler.