Insomnie et fellation

Plaisir solitaire

Il est quatre heures du matin et je ne parviens pas à dormir. Je suis comédienne, j’ai 29 ans et la nuit, des tas de visions me tiennent éveillées. J’aimerai pouvoir dormir mais mon cerveau est en ébullition. La nuit, je songe à des projets les plus incroyables. Je vis avec un romancier âgé de 38 ans. Un homme intelligent, cultivé et pas du tout snob. Son œuvre comme sa vie sexuelle est à l’image du personnage : ouvert à beaucoup de genres et à plusieurs styles. Sur le plan intime, nous n’avons pas de désaccord car en toute circonstance, il sait m’écouter et répondre à mes attentes. Il n’est jamais blasé. Il comprend l’importance du sexe pour moi. Nous habitons dans le midi. Me voilà, en pleine nuit, hantée par un désir de sexe. Le ventre bouillant, je me tourne et me retourne dans mon lit.  J’entends le souffle de mon compagnon qui dort, je colle mon corps nu contre le sien, mes seins effleurent son torse.

Il fait chaud. Mon pouls bat vite.  J’ouvre la fenêtre pour avoir un peu de fraîcheur. Je scrute la nuit. Je vais dans la salle de bain ; je mouille un gant que je passe sur mon front, sur mon cou, ma poitrine, mon sexe. Malgré l’heure tardive, le feu qui m’habite m’empêche d’accéder à un repos bien mérité. Je pousse un profond soupir, m’assoie dans mon lit, m’appuyant sur mon oreiller. Je prends  un roman, je l’ouvre, je le lis mais je ne vois qu’un imbroglio confus ; lire ne m’intéresse pas à ce moment précis. J’ai ôté le drap qui me couvrait. La pointe de mes seins se dresse sous la caresse de l’air et me donne de légers frissons. Malgré tout, mon corps est moite, je sens une boule de feu au creux de mon ventre, j’ai envie de faire l’amour, envie d’un sexe d’homme qui me pénètre. Mon mari a beaucoup travaillé ces derniers temps et mérite de se reposer tranquillement.

Je me sens seule, le désir est trop fort, ma main glisse vers l’intérieur de mes cuisses qui s’entrouvrent, très vite, je mouille, mes doigts s’enfoncent dans mon sexe humide, un, deux, trois puis quatre viennent pénétrer mon petit minou épilé. Je fais des va-et-vient. Je suis complètement excitée et j’ai envie d’une verge bien dure, de l’avoir en bouche. Moi, j’adore sucer. Je trouve que c’est excitant pour lui et pour moi. A chaque fois que l’on fait l’amour, je lui fais une gâterie, c’est comme un rituel. Il paraît que je suis très douée dans ce type de pratique.

J’adore la fellation

Mes ongles crissent sur sa peau, je sais qu’il adore cela. A force de persévérance, je sais qu’il répondra favorablement à mes besoins. Mon corps ondule sensuellement contre le sien, doucement pour le réveiller. Victime consentante, il finit par se réveiller, se tourne vers moi, sa main s’égare sur mon sexe épilé, le caresse, je pousse des petits cris de volupté, je sens son sexe durcir. Je me glisse sous les draps et ma langue joue avec son gland. Mes lèvres l’entourent et commencent à glisser le long de ce mandrin dur, des va-et-vient lents pour commencer et de plus en plus rapides, il aime ça et ne résiste pas longtemps, sa main appuie sur ma tête. J’aime l’entendre gémir, en demander encore et toujours plus, lui donner et le voir prendre du plaisir. Je le suce avec convoitise, délice et bien-être, sans détour. J’aime lire dans ses yeux son approbation, écouter son souffle quand ma langue explore son membre en entier. J’utilise mes mains, ma bouche et mes seins aussi. Pendant qu’une de mes mains tient la base du pénis, mon autre main s’adonne à des caresses. Je suis très gourmande !

 J’aime le voir perdre le contrôle de ses sens, j’aime quand il s’abandonne totalement. En le léchant, je maitrise son plaisir. En effet, j’adore cette sensation de pouvoir que l’on peut détenir par sa bouche. C’est un plaisir immense de ressentir la jouissance de l’autre dans sa bouche.  J’aime varier les mouvements de lèvres, de langue, de succion. J’active mon va-et-vient, Je sais qu’il va bientôt jouir,  il gémit, ses mains se crispent et je sens sa semence gicler dans ma bouche. Ce que j’adore par dessus tout, c’est de continuer la fellation après l’éjaculation pendant de longues minutes. J’aime le garder en bouche. Je redonne quelques petits coups de  langue doucement et  « je fais  la bouche chaude ». Rien de plus agréable et excitant pour mon homme qu’une bouche chaude pour envelopper son sexe après qu’il ait explosé. Je n’avais envie que de sa queue. Satisfaite, je m’endors enfin. Sucer, lécher le phallus de son homme, rien de tel quand on n’arrive pas à dormir. La fellation est juste un prélude amoureux, un plaisir clandestin délicieux. Je sais aussi qu’une belle partie de jambes en l’air suivra dans quelques petites heures !

Nadine